Le paradis perdu

Bonjour,


Il y a 31 ans, un 28 avril Richard BLOT nous quitté.

Ce même jour mon frère Thierry devait fêter ses 29 ans.

Anniversaires confinés, anniversaires contrariés, quoi qu’il en soit, les souvenirs sont là…heureux.

Heureux et riches d’œuvres exceptionnelles et d’écrits de valeur qui construisent une histoire et nourrissent ces souvenirs…

Lors du décès récent du chanteur compositeur CHRISTOPHE les médias et les différentes communautés faisaient référence au « paradis perdu »

A ce moment, le souvenir d’un très bel article des années 1980 m’est apparu. Aussi je ne résiste pas à l’idée de vous faire partager le « paradis perdu », celui, de Richard BLOT.


LE PARADIS PERDU DE RICHARD BLOT


C’est un plaisir aujourd’hui de revoir ce peintre et ceux qui, dans le passé, lui ont fait confiance ne le regretteront pas. Il est toujours désobligeant de parler d’art en valeur marchande, pourtant il faut bien reconnaître que nous avons ici un artiste qui « monte ». Et comme Richard Blot est un modeste, qui ignore le tapage et la publicité personnelle, force est bien de comprendre que seul son talent y est pour quelque chose. Dans un siècle où beaucoup couvrent leur impuissance par de la peinture difficilement qualifiable, Richard Blot ne manque pas d’un certain courage. Il peint ce qu’il voit, comme il le voit, mais donne aux choses et aux paysages l’âme que lui a su leur découvrir. Il apporte la preuve que pour transcrire un rêve, une personnalité, point n’est besoin d’aller tordre en tout sens les lignes et les traits. Il dessine et bien. Il met au couteau la couleur sur la toile, avec force et vérité.


Combien de fois passons-nous à côté de ces anciennes rues de notre ville sans y prêter plus d’attention que le passant pressé? Richard Blot nous invite à regarder et, grâce à lui, nous découvrons le charme étrange et séculaire de la patine des vieilles pierres, ceux qui ont à nous raconter, ces témoins d’un passé aujourd’hui emporté à tout jamais dans le tourbillon contemporain. Et regardez ces paysages, ces ciels de chez nous dont il a su découvrir et rendre la beauté et la lumière. De la lumière, il y en a chez ce peintre même si au premier abord elle n’apparaît pas toujours. Parce qu’elle est diffuse et discrète, mais aussi parce qu’elle est vraie. Elle se reflète mélancolique, dans les flaques d’eau et les chemins mouillés. Elle marque de sa tonalité fraîche les petits chemins de terre qui mènent au village perdu. Et l’on peut se demander si Richard Blot ne serait pas l’un des derniers romantiques. Mais un romantique sans mièvrerie, qui fait corps avec la nature qu’il aime, car il faut aimer pour rendre la vérité dans un tableau.

Laurent BLOT Président de l'association "Un certain Richard BLOT"

WWW.richard-blot.com

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